L’empreinte écologique, on en entend parler et on a au moins une vague idée de ce que cela représente concrètement (pour en savoir plus voir l’article « Connaissez-vous votre empreinte écologique ? »)

Pour calculer son empreinte écologique, il existe de nombreux supports qui aboutissent à un équivalent surface, une date de dépassement, ou encore un nombre de planètes. En fonction des critères pris en considération, les résultats diffèrent d’une application à une autre.

Mais que comprennent ces calculs en réalité ? Sont-ils vraiment exhaustifs ? 

La face cachée de notre empreinte écologique

L’empreinte écologique est calculée sur les conséquences directes de notre mode de vie et de consommation sur la Planète ; les conséquences liées uniquement à l’usage des produits. Elle ne prend pas en considération « la face cachée de l’iceberg », celle qui se cache derrière l’extraction des ressources, les procédés de fabrication, le transport des matières et produits.

En se limitant à l’impact de notre mode de vie sur le climat, le calcul néglige par ailleurs l’impact des produits sur les ressources, la biodiversité, la pollution de l’air, de l’eau et des sols, …. On pourrait même aller au-delà des aspects environnementaux en considérant également les conséquences humaines de nos habitudes de consommation….

En réalité, d’après Babette Porcelijn, la « face cachée de notre empreinte écologique » représenterai les 3/4 de notre réel impact total

Source: « Notre empreinte cachée – Babette Porcelijn – Editions Anthropocène SEUIL

Notion d’empreinte cachée et de sac à dos écologique

C’est là qu’intervient la notion « d’empreinte cachée » (de Babette Porcelijn) ou de « sac à dos écologique » (de Friedrich Schmidt-Bleek) qui me semble-t-il sont assez similaires.

Ces notions considèrent le fait que chaque produit que nous utilisons a nécessité beaucoup plus de ressources naturelles et généré plus d’impact que ce que leur poids pourrait laisser deviner…un poids qu’il porte dans un « sac à dos invisible »… la face cachée de l’iceberg !

Ce concept est plus complet que la notion « d’énergie grise » qui indique uniquement la quantité d’énergie utilisée pour produire un bien de consommation ou mettre au point un service

Mais qu’est-ce qui se cache dans ce sac à dos??

La notion de sac à dos écologique tient compte de 5 catégories de ressources naturelles :

  • les ressources non renouvelables  : les matières premières minérales (minerai, sable, etc.), les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), la terre déplacée (creusement des mines) ;
  • les ressources renouvelables (biotiques) : les différents produits issus de biomasse (agriculture, forêts, cueillette, ramassage, chasse) ;
  • le déplacement du sol dans l’agriculture et la sylviculture (labourage, érosion) ;
  • la consommation de tout volume d’eau détourné de son flux naturel (eaux de surface et nappes phréatiques) ;
  • la consommation d’air dans le cas de modifications chimiques ou physiques.

Ce sac à dos a tendance à être 30 fois plus lourd que le produit lui-même.  Mais cela peut être beaucoup plus: 600 fois plus pour un smartphone par exemple pour lequel il faudra 70kg de ressources !!

Ainsi, une machine à laver est composée en moyenne de 37 Kg d’acier, 18 Kg de béton, 13 Kg de plastique, 2.7 Kg d’aluminium, 1.4 Kg de cuivre, 1.9 Kg de verre et 1.9 Kg d’autres métaux (Zinc, chrome, or, plomb, laiton, nickel)…

Source: « Face cachée des biens et équipements – ADEME – sept.2018

Comment consommer plus « responsable »?

Les pays industrialisés sont les principaux consommateurs de ressources : 80% des ressources sont consommés par seulement 20% de la population.

Nous avons donc la possibilité de diminuer la charge de notre sac à dos en orientant différemment nos choix et habitudes de consommation :

Réfléchir avant d'acheter: la méthode BISOU

à quel Besoin cet achat répond-il ? est-ce un achat Immédiat ? (en ai-je besoin tout de suite maintenant) N’ai-je pas chez moi un produit Similaire que je pourrais utiliser ? Quel est l’Origine de ce produit ? Est-ce vraiment Utile indispensable pour mon confort ?

…et n’oubliez pas : « Moins c’est Mieux »

Rien de neuf

L’emprunt peut être une bonne alternative à l’achat et permet du créer du lien !

Sinon, consommer d’occasion ou louer permet également de s’affranchir de l’empreinte cachée.

Connaissez-vous le « defi rien de neuf «  ?? Un bon moyen pour se challenger et mesurer le gain écologique de nos « non achats » ou achats d’occasion.

Acheter durable

S’ils sont neufs, c’est prendre en considération les labels écologiques et les étiquettes énergie.

C’est aussi acheter du matériel réparable et plus résistant afin qu’il dure plus longtemps.

Et enfin, c’est aussi consommer local et de saison; un bon moyen de vous rapprocher de vos artisans et producteurs locaux, de partager avec eux leur passion et de vous rjouir d’avoir contribué à leur croissance 😉

Ne jeter qu’en dernier recours

Pour faire durer votre matériel entretenez-le le mieux possible et faites en sorte de le réparer s’il ne fonctionne plus ou s’il est cassé.

En mettant en action votre créativité vous pourrez même trouver des idées de réemploi ou d’upcycling !! (Plein d’idées sur Pinterest)

Si vraiment vous voulez vous en débarrasser pensez à le vendre ou le donner avant de vous diriger à la déchetterie

Et si vous devez achetez des cadeaux, pensez aux cadeaux immatériels 😉

Devenez des consom’acteurs éclairés et reprenez le pouvoir sur votre consommation: à vous de décider ce que vous laisser entrer chez vous en toute conscience!

Connaissiez-vous cette notion d’empreinte cachée? Faites-vous déjà des actions dans le but de la réduire? Rencontrez-vous des difficultés pour cela?

N’hésitez pas à laisser un commentaire juste en-dessous wink

Avec les programmes de Vers un Coin de Paradis, vous êtes accompagnés à votre rythme pour vous aider à réduire votre impact écologique et évoluer vers un mode de vie bon pour vous et bon pour la Planète!

Laetitia

Laetitia

Accélératrice de changement durable

 

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